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Les croyances limitantes liées à l’argent : comprendre leurs racines pour transformer sa relation avec son portefeuille

L’argent occupe une place bien particulière dans notre vie. Il influence nos choix, nos projets, notre sentiment de sécurité, nos relations… et pourtant, très peu de gens ont réellement pris le temps de comprendre ce qu’ils portent intérieurement à son sujet.


Quand on commence à explorer notre relation avec l’argent, on réalise que nos comportements (hésiter à investir, surcontrôler les finances, éviter d’ouvrir les relevés, dépenser impulsivement ou se sentir mal à l’aise avec l’abondance) n’ont rien à voir avec nos capacités.


Ces comportements sont les manifestations de croyances profondément ancrées, souvent inconscientes, que l’on a intégrées bien avant de devenir adulte.


C’est ce qui rend le travail sur les croyances si puissant : il ne s’agit pas de changer l’argent, mais la façon dont nous le vivons intérieurement.


Notre rapport à l’argent se construit plus tôt qu'on le pense


La plupart des croyances limitantes proviennent d’expériences vécues dans l’enfance. Avant même de comprendre ce qu’est un dollar, nous percevons comment les adultes autour de nous vivent l’argent :

  • Est-ce que ça crée de la tension ?

  • Est-ce que c’est un sujet tabou ?

  • Est-ce que c’est associé à la liberté ou à la peur ?

  • Est-ce que l’on dépense tout dès que ça entre ?

  • Est-ce que l’on surveille chaque sou ?


L’enfant observe et internalise.


Ainsi, une personne ayant grandi dans la rareté peut adopter des comportements de survie financière même si, aujourd’hui, elle vit confortablement. À l’opposé, quelqu’un qui a vu ses parents dépenser sans conscience peut reproduire ce schéma par loyauté émotionnelle, même en voulant « faire différent ».


Un exemple concret : Une femme qui a grandi dans une famille où « il fallait faire attention » peut, adulte, vivre un sentiment de culpabilité chaque fois qu’elle s’offre quelque chose… même si elle a les moyens. Ce n’est pas l’achat en soi qui crée le malaise ... c’est la croyance héritée.



Quand nos croyances financières racontent qui nous pensons être


Les croyances les plus difficiles à transformer sont celles qui touchent à l’identité. Ce sont les messages internes qui ne parlent pas seulement d’argent, mais de valeur personnelle.


Voici les croyances que j’entends le plus souvent en consultation :

  • « Je ne suis pas assez compétent pour gagner plus. »

  • « Je ne mérite pas la réussite. »

  • « Je ne suis pas du genre à être à l’aise financièrement. »

  • « Je dois rester humble, sinon je vais déranger. »

  • « Je ne veux pas prendre trop de place. »


Ces croyances se glissent dans notre façon de travailler, de fixer nos prix, de négocier, d’investir, ou même de rêver.

L’argent, ici, n’est qu’un symbole. Ce qui est réellement en jeu, c’est la permission que l’on se donne d’occuper pleinement sa vie.


Dans la vie de tous les jours ça pourrait ressembler à :Un entrepreneur qui a peur d’augmenter ses prix parce qu’il craint de “décevoir”.Ce n’est pas une question de valeur marchande : c’est une croyance identitaire qui lui dit qu’il n’a pas le droit d’être payé à sa juste valeur.



Comprendre le rôle de l’environnement dans nos comportements liés à l’argent


Nos croyances ne viennent pas seulement de la famille. Elles viennent aussi de notre culture, de nos modèles, de nos expériences sociales.


Certains messages collectifs sont profondément ancrés :

  • « L’argent change les gens. »

  • « Les riches profitent des autres. »

  • « Ce n’est pas bien de vouloir trop. »

  • « L’argent n’est pas spirituel. »

  • « Quand on en a, il faut faire attention à ne pas le perdre. »


Ces croyances créent une forme de dissonance interne :vouloir évoluer financièrement tout en ayant peur d’être mal perçu.


Et plus la personne est sensible, empathique ou orientée vers l’humain, plus ces croyances peuvent être un frein.


Exemple :Un professionnel du mieux-être peut hésiter à augmenter ses prix parce qu’il associe l’argent à l’égoïsme ou au manque d’authenticité ... alors que sa mission profonde exige qu’il se permette de vivre en équilibre.



La peur du manque..


Une grande partie des comportements financiers problématiques viennent de la « peur du manque ».Cette peur n’est pas toujours rationnelle : elle est souvent liée à une expérience passée où la personne a réellement manqué, ou bien où elle a eu peur de manquer.


Le cerveau retient l’émotion, pas la date.


Voici comment cette croyance peut se manifester :

  • accumuler sans se permettre de profiter,

  • rester dans un emploi sécuritaire mais non épanouissant,

  • éviter de prendre des risques même minimes,

  • ressentir une angoisse disproportionnée face à la dépense,

  • rester dans un contrôle excessif des finances.


Exemple concret :Une personne peut posséder des milliers de dollars en épargne, mais vivre chaque sortie comme une menace. L’inconscient continue de fonctionner à partir d’un passé qui n’est plus réel aujourd’hui.



Ce que l’on s’autorise (ou non)


L’une des formes les plus surprenantes de croyances limitantes est le « plafond interne ».C’est le niveau de confort financier que la personne s’autorise inconsciemment . Même si, rationnellement, elle veut davantage.


Ce plafond peut se manifester ainsi :

  • chaque fois qu’on accumule, on dépense tout,

  • un imprévu survient dès qu’on réussit à mettre de côté,

  • on dit systématiquement « ce n’est pas pour moi »,

  • on refuse des opportunités qui pourraient changer la trajectoire,

  • on minimise nos ambitions.


Le plafond intérieur n’est pas un manque de volonté : c’est une forme de fidélité inconsciente à ce que l’on croit permis, accessible, sécuritaire ou ''normal''.


Dans la vie de tous les jours on pourrait le voir ainsi : Quelqu’un qui a toujours vécu « juste assez » peut ressentir une insécurité lorsqu’il commence à gagner plus, parce que cette situation ne correspond pas à son identité habituelle.



La transformation : changer sa relation avec l’argent pour changer sa vie


Transformer nos croyances limitantes demande un travail conscient, doux, mais courageux. Il ne s’agit pas simplement de répéter des affirmations positives, mais d’entrer en relation avec notre histoire et de la revisiter.


Voici des étapes essentielles :

1. Observer sans jugement

Reconnaître ses réactions :Est-ce que l’argent me stresse ? Est-ce que j’ai tendance à éviter ? À contrôler ? À me limiter ?

L’observation est la première clé du changement.


2. Identifier la croyance sous-jacente

Par exemple :« Je dois prouver ma valeur en travaillant dur. »« Je ne suis pas assez bon pour demander plus. »« Ce n’est pas sécuritaire de réussir. »


3. Explorer son origine

D’où vient cette idée ? D’un parent anxieux ? D’un traumatisme financier ? D’un message culturel ? D’un rôle que l’on a endossé enfant ?

Comprendre l’origine enlève déjà une grande part de pouvoir à la croyance.


4. Revoir l’histoire

Une croyance limitante n’est pas une vérité .C’est une histoire ancienne. Une interprétation qui a été utile, mais qui peut être mise à jour.


5. Installer un nouveau rapport à l’argent

Un rapport plus sain, plus neutre, plus aligné :

  • oser se donner le droit d’avoir,

  • apprendre à recevoir,

  • normaliser l’abondance,

  • développer une sécurité intérieure qui ne dépend pas du montant en banque,

  • choisir la conscience plutôt que la peur.



L’argent n’est pas le véritable problème. Ce sont les couches invisibles (émotions, loyautés, scénarios, protections) qui influencent la façon dont on le vit.


Quand on transforme sa relation à l’argent, ce n’est pas seulement la situation financière qui change : on récupère de l’espace, de la sécurité, de la clarté et de la liberté.


L’argent devient un outil. Pu un fardeau. Et encore moins un juge de notre valeur.


Aimerais-tu un exercice ?


Tu peux trainer avec toi un calpin et y écrire toutes les pensées automatiques que tu as en lien avec l'argent. C'est plus facile que de prendre un moment précis et d'essayer de trouver nos croyances. Laisse-toi le temps de récupérer l'information.


Pour chaque croyance, pose-toi ces questions :

  • D’où vient cette idée ? (famille, école, société, expérience personnelle)

  • À quel moment de ma vie ai-je commencé à y croire ?

  • Cette croyance me protège-t-elle ou m’empêche-t-elle d’avancer ?


    Pour chaque croyance identifiée, écris maintenant une affirmation opposée, réaliste et aidante. Exemples :

    • Croyance : « Je ne mérite pas d’avoir plus. »→ Affirmation : « Je mérite d’être en sécurité financièrement et d’accéder à l’abondance. »

    • Croyance : « L’argent est compliqué. »→ Affirmation : « Je peux apprendre à gérer l’argent simplement et sereinement. »

    Lis cette nouvelle affirmation à voix haute tous les jours, surtout au moment où tu ressens du stress ou de la peur par rapport à l’argent. Tu peux même noter ce mantra à un endroit que tu regardes fréquemment comme un écran d'ordinateur ou un miroir.


N'hésites pas à écrire tes progrès et tes bons coups !


Mélanie Charest TRAC et Coach familial





 
 
 

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